jeudi 11 août 2011

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Initialement publié le jeudi 6 août 2009

J'avais oublié combien la vie dans le foyer familial pouvait être pénible. Que ce soit sa localisation au sein d'un village perdu, ses membres qui préfèrent crier d'une autre pièce plutôt que de se mouvoir, ou encore cet être désagréable censé représenter ma vie figure paternelle, tout y est pour favoriser mal de crâne et mauvaise humeur. Lorsque j'ai vu s'afficher sur l'écran de mon portable un texto d'Abir disant qu'il nous fallait reporter notre rencontre au lendemain suite à un malheureux problème d'embrayage à sa voiture, inutile de dire que j'étais déçu. Heureusement j'ai pu compter sur Emilie pour aller manger une glace avec moi. Le destin fait bien les choses parfois puisque nous avons eu le plaisir de rencontrer Marilyne ce soir-là.
Le lendemain, aux alentours de 19h, je rejoignais Aline, Abir et un ami à elle, dans sa voiture, stationnée devant la gare du midi en attendant que j'arrive. Bien que je regrettais qu'on ne soit pas rien que nous trois, j'étais heureux d'être là. Nous sommes allés manger dans ce restaurant égyptien où Abir m'avait déjà emmené, avant de se rendre dans un bar à chicha. Y voyant bien plus une source de problèmes de santé que de plaisir, mon enthousiasme était limité. Mais puisque les autres aiment ça, je me suis contenté de savourer mon thé à la menthe. Nous avons passé une bonne soirée, qui s'est poursuivie jusqu'à quatre heure dans les fauteuils d'Abir, avant que nous montions nous coucher. C'est un peu moins d'une heure plus tard que la silhouette d'Aline est apparue dans ma chambre m'interrogeant "Je peux dormir ici, Abir ronfle de façon infernale". Ou du moins, quelque chose dans le genre, j'étais trop endormi pour me souvenir de ses mots exacts.
Lors du déjeuner en fin de matinée, à la vue des rayons de soleil et de la chaleur qui régnait, nous avons décidé que nous irions à la mer. Et que puisque nous rentrerions tard, Aline et moi passerions une autre nuit chez Abir. Quelques heures plus tard, nous étions couchés dans le sable d'Ostende. Devant une tournure si spontanée des événements, je ne pouvais que me réjouir. En nous dirigeant vers la voiture pour rentrer, Aline nous a quitté pour prendre le train en direction de son chéri. Et une fois à Bruxelles, l'ami d'Abir a rejoint son foyer. C'est donc en tête à tête qu'Abir et moi avons été manger un plat chinois au jus de coco. Après avoir échangé quelques textos légers en mots mais riches en signification avec Frédéric, mes yeux se sont clos.

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