vendredi 12 août 2011

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Initialement publié le dimanche 12 septembre 2010

Après avoir reçu un texto au contenu des plus réjouissants au cours de ma journée de travail de sept heures le vendredi, je me suis rendu à Louvain-la-neuve à la rencontre d'un certain Són avec lequel j'avais commencé à échanger des messages quelques jours auparavant. Ce qui était censé être une première rencontre c'est finalement transformé en un condensé de trois rencontres consécutives: un dîner, suivi par trois coupes de champagne, suivi par une visite du studio, suivi par un raccompagnement en voiture, suivi enfin par une séance de pelottage à l'intérieur de celle-ci. Són n'étant visiblement pas du genre à traîner en relations lorsque l'autre lui plaît, je n'ai pas eu le luxe habituel de pouvoir refuser une seconde rencontre où il pourrait éventuellement se produire davantage. J'ignore si la faute est à attribuer à l'alcool ou à ma réticence à le blesser, mais toujours est-il que je l'ai laissé faire, regrettant ceci dès le lendemain. Heureusement, le mot "rancune" semble tout aussi absent de son dictionnaire que le mot "retenue". Alors que sa main était posée sur la mienne, l'autre tenant le volant, pendant un bref instant, une vague de tristesse m'a envahi alors que je songeais aux raisons pour lesquelles Damien n'avait pu démontrer un tel engouement pour ma personne. Bien sûr, la seconde d'après je m'en suis voulu, tant ce songe était futile, insensé, Damien ne pouvant m'aimer, tout comme je n'avais pu aimer Frédéric à l'époque. Aujourd'hui mes idées sont plus claires. Amour est synonyme de souffrance. Inévitablement. C'est pourquoi, avant de considérer quelqu'un sous cet angle, pleine certitude est nécessaire que celui-ci en vaut la peine.

Le lendemain, après une autre longue journée à sourire poliment, je suis passé prendre Emilie chez elle afin que l'on passe le weekend ensemble. En effet, le message de la veille était de sa main, ce dernier m'annonçant sa réussite. J'ai ressenti un tel soulagement, tant Emilie m'avait exprimé ses craintes quant à l'obtention de son diplôme de secrétaire médicale. Au final, j'ai eu raison de croire que tout se passerait bien et j'insistai donc pour être le premier à profiter de cette Emilie entièrement libre, entrant dans une nouvelle étape de sa vie. Le déroulement du weekend fut relativement banal, excepté pour ce sentiment que l'avenir ne pourra nous apporter que davantage de bonheur, Emilie n'ayant plus de contraintes en dehors de son futur emploi, moi entamant un master toujours chargé en travail, mais peut-être moins en heures de cours, et ce dans un logement davantage enclin aux visites. Parlant de visites, une certaine Fiona prendra bientôt l'avion de Genève dans ma direction, I can't wait.

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