vendredi 12 août 2011

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Initialement publié le dimanche 17 octobre 2010

Je ne crois pas fort à la spontanéité, celle-ci finissant généralement en déception, c'est pourquoi je préfère planifier tout bien à l'avance. Mais, ce weekend, j'ai pu constater que décider les choses en dernière minute peut avoir du charme...

Me rendant à la capitale pour rafraîchir ma coupe de cheveux, j'en profitai pour rencontrer une personne avec qui j'avais échangé quelques messages brefs. Son nom était Giuseppe, Italien, faisant du lobbying dans le domaine des associations de jeunesse européennes. Je ne savais que très peu à son sujet, c'est pourquoi, autour d'un café/thé, les sujets de conversation ne furent pas difficile à trouver. Après avoir appris qu'il travaillait énormément en ce moment, ne lui laissant que très peu de temps libre, nous nous sommes promenés dans le centre, faisant un peu de shopping au passage. Visiblement il a remarqué un certain sens du style chez moi puisqu'il me demandait systématiquement mon avis sur les pièces qu'il sortait des rayons. Alors que nous faisions du shopping un peu moins glamour, les courses au supermarché, il m'indiquai qu'il devait être chez lui à 18h, c'est pourquoi je le quittai relativement vite afin de pouvoir prendre mon train. Rapide, mais fort sympathique.

Plus tard, alors que le soleil s'était déjà couché, je repris le train, en direction d'Anvers cette fois. S., après avoir appris que j'étais au D-club la semaine dernière, m'avait proposé qu'on s'y rende ensemble. Seul problème: Comment rentrer d'Anvers une fois les festivités terminées? Ce matin-là, je découvris un texto contenant la solution: Prolonger les festivités jusqu'à l'arrivée des premiers trains matinaux, à savoir jusque 6h du matin. Sceptique à priori, je me laissai cependant tenter suite à son coup de fil dans le courant de la journée. Je réalisai, c'est maintenant ou jamais que je peux me laisser aller à pareilles folies. Pour commencer, nous nous sommes rendus au Metropolis, sorte de complexe gigantesque contenant, entre autres, d'innombrables salles de cinéma. Nous avons été voir "Eat Pray Love", avec la lumineuse Julia Roberts. Un film qui m'a définitivement touché, il m'a fait rire comme il m'a fait pleurer, de par sa beauté, sa vérité et sa célébration de la vie. Un peu plus tard, nous étions au D-club, pourquoi pas pour célébrer que nous étions beaux et jeunes. Alors que nous étions sur la piste de danse, je sentis progressivement les doigts de S. parcourir l'entièreté de mon torse, jusqu'à me tenir dans une forte étreinte, ses lèvres se posant sur les miennes. Avant que je n'en ai pleinement conscience, nous dansions l'un sur l'autre et je tâchai de ne pas penser aux potentiels regards se posant sur nous. De la même manière que nous ne dansions pas sur le même rythme, je savais que nous n'étions pas compatibles, mais peu m'importait. Je compris alors que ces personnes qui se chauffent en boîte et que j'ai tendance à déplorer sont en réalité des personnes ayant connu l'autre depuis un moment, s'étant pris la tête quelque fois avec celui-ci et décidant aujourd'hui de savourer le moment présent et de simplement s'amuser. C'est ainsi que nous avons dansé toute la nuit, s'arrêtant de temps à autres pour se reposer, moments propices à quelques paroles lourdes de sens, que je pris cependant avec légèreté, compte tenu de mon interlocuteur, de sa fatigue et de son taux d'alcoolémie dans le sang. En somme, une nuit plutôt géniale et incroyable, suite à laquelle je ne pourrai probablement plus jamais me montrer à cet endroit, et dont je suis persuadé de pouvoir ressaisir le souvenir à tout instant à la simple écoute de "Only girl (in the world)" de Rihanna.

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